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TEMPÉRATURE/Ali DARASSA, l’homme fort !

Fernando CANCIO

LISBONNE [LNC] – Tenter de comprendre quelque chose de la crise centrafricaine, c’est se promettre une migraine carabinée. Et pire encore d’essayer d’en comprendre le début du commencent de sa résolution par les institutions internationales mettant ce pays sous tutelle, l’ONU et l’UNION AFRICAINE.

La RCA n’a plus sa destinée en mains depuis belle lurette. livrée aux caprices de fonctionnaires onusiens de passage, connaissant à peine le pays, et aux politiciens de l’Union Africaine, “ce repaire de truands”, qualifié par le président américain Donald TRUMP.

“La république de Bangui” a beau s’agiter, elle se plie aux diktats d’autrui.
Auto-détermination, indépendance, ne sont plus que des mots pour faire joli.
Dans ce jeu là, à quoi sert le président ?
A inaugurer ce que les autres font. Et pour s’occuper autrement, à neutraliser la concurrence, avec une méthode déjà bien expérimentée sous Bozizé : le coup de force, la corruption et la démagogie.

LE FAR WEST DANS TOUTE SA DIMENSION

Aujourd’hui à Bangui, même pour se faire renouveler sa carte d’identité, il faut payer le “gôrô” (backshish) au fonctionnaire n’ayant pas vu la couleur de son salaire depuis des années.
Actuellement, avec le soutien du FMI et de la BANQUE MONDIALE, car le pays est exsangue financièrement, le pouvoir en place en est à tenter de payer les arriérés de salaires et de retraites de l’année….2002.
Le centrafricain a au moins une qualité, il est très patient.

Et c’est dans ce contexte de totale dérégulation que les bandes armées prospèrent.

J’Y SUIS, J’Y RESTE

L’accord de Khartoum, contrairement aux apparences aura été le moindre mal pour le pays.
Ce n’était qu’une bouffonnerie visant à calmer le jeu avec les puissants groupes armés, qui se proposaient de s’unir afin de bouter TOUADERA dehors.
Et si ce fut, la MINUSCA n’aurait pas bougé.
Au principe qu’aucun pays contributeur n’aura envie de voir ses soldats mourir en Centrafrique pour une cause perdue d’avance.
L’expérience des Sud africains qui voulaient faire les malins reste un rappel permanent.

Un pays qui ne contrôle pas plus de 80% de son territoire, n’est plus un pays, mais selon l’expression de Metternich, parlant de l’Italie, « une simple expression géographique ».

Les chefs de guerre en Centrafrique sont les rois du pays. A Bangui là bas, TOUADERA joue les utilités en sauvant la face par montre d’autorité, en retombant dans un naturel très bozizien : Se défouler sur les malheureux qui croient encore à la venue de la démocratie dans ce pays à la dérive.

Une crise qui profite à des voyous illettrés comme Ali DARASSA.
Comme nombre de ses collègues assassins de masse, l’homme étonnamment émarge tous les mois auprès de la MINUSCA.
Allez y comprendre quelque chose.
La MINUSCA finance ces criminels que par définition elle est censée combattre.
C’est sa seule justification en Centrafrique.

Ali DARASSA, obscur porte flingue de BABA LADDÉ, le voilà bombardé général à plusieurs étoiles.
A se demander s’il en connaît la signification. L’homme étant illettré.
Aucune maîtrise de l’art de la guerre comme l’est un Nourredine ADAM – Le plus compétent des rebelles, et à fortiori, le plus dangereux.

Ali DARASSA, mercenaire à la solde, détenant un poste officiel en Centrafrique, pays dont il ne parle aucune des langues usitées à part le peuhl, et dont surtout, il n’en possède pas la nationalité.
Du jamais dans le monde.

Dans la mesure ou l’Assemblée nationale est désormais à la botte du président en place, suite à ses coups de corruption répétés des députés, aucun élu n’osera dénoncer cette faille juridique.En Centrafrique, pouvoir exécutif et législatif sont désormais confondus. Seuls les rêveurs pourraient encore y croire.
En même temps, cela ne se circonscrit qu’aux km carrés de “la République de Bangui”. Donc sans incidence sur le reste du pays.

En attendant, les crimes des civils se poursuivent, souvent dans l’anonymat, plus d’un tiers des centrafricains sont exilés de force hors du pays, et dans des conditions déplorables, 10 enfants de moins de 5 ans meurent tous les jours. Le fléau du SIDA est galopant, malgré les mensonges de l’Unesco.
Les détournements des aides internationales atteignent des sommets. Pire que du temps de Bozizé. C’est dire…BOZIZÉ était un orfèvre en matière de détournement de fonds publics.
Son élève TOUADERA, en moins de trois ans a largement dépassé le maître.

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